Benjamin Spark

Son langage visuel s'inspire largement de la culture populaire, du pop art et des personnages de dessins animés, ainsi que d'images empruntées aux sous-cultures de la jeunesse et au courant commercial dominant.

Benjamin Spark est un peintre franco-belge, né en 1969, qui vit et travaille à Bruxelles. Son langage visuel s'inspire librement de la culture populaire, du pop art et des personnages de dessins animés, ainsi que d'images empruntées aux sous-cultures de la jeunesse et au courant commercial dominant.

Dans les années 1990, après une carrière sur le web et un séjour à New York, il décide de tout abandonner pour se lancer dans la peinture. Après des années d'affinement progressif de son style, Spark est aujourd'hui représenté presque partout dans le monde, un succès fulgurant qui reflète la puissance de ses peintures.

Les mondes picturaux complexes de Spark comprennent des citations d'artistes tels que Lichtenstein, Warhol et Basquiat, ainsi que des paroles de chansons, des logos de marques, des jeux vidéo, des dessins animés et des couvertures de magazines. Il subvertit l'univers fermé des bandes dessinées en juxtaposant des stars de Disney, des super-héros ou les habitants des bandes dessinées franco-belges, puis en les salissant et en les barbouillant à l'aide d'une bombe de graffiti. "Je prends ces icônes et je m'en moque, pour illustrer une sorte de désordre dans leur monde", explique-t-il, "j'explose le cadre dans lequel elles se trouvent, je les rends un peu sales. Les personnages deviennent l'arrière-plan et le tag passe au premier plan".

Spark admet avoir été un auteur/artiste de bandes dessinées frustré. "Enfant, j'en rêvais, mais je n'arrivais jamais à trouver une bonne histoire", explique-t-il. Il s'est donc orienté vers la conception de sites web. La crise de la quarantaine est arrivée tôt et, à 30 ans, il a tout laissé tomber pour se lancer dans la peinture. Après avoir flirté avec l'art tribal, connu en anglais sous le nom d'"outsider art", Spark a développé son propre style, fusionnant le pop et le graffiti. Il cite le postmoderniste islandais Erro et l'artiste de rue new-yorkais Jean-Michel Basquiat comme ses influences et a changé de nom en hommage au designer Philippe Starck.

Après avoir quitté Paris, Spark travaille désormais dans un studio aménagé dans une ancienne brasserie, dans les rues malfamées de Bruxelles. "Je suis tombé amoureux de Bruxelles... c'est l'endroit où il faut être", dit-il.
Plus que tout autre artiste de son époque, Spark illustre ce que l'historien de l'art Daniel Birnbaum appelle "la peinture dans le champ élargi". Son œuvre prolifique reflète la nouveauté préemballée et les espaces hybrides de l'ère de l'information.

Travaux disponibles

Toutes les œuvres sont exposées

Sortie par la galerie

M. Brainwash

Vendredi, du 1er au 3 mars 2024